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 Le mal de vivre. |Libre|

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MessageSujet: Le mal de vivre. |Libre|   Mar 13 Juil - 18:26

Morgan entra dans l'infirmerie. Il ferma la porte et tous les sons extérieurs s'évanouirent. On n'entendait plus à présent que sa respiration profonde et régulière. Il aimait le calme, le silence, bien plus qu'il ne l'avait imaginé. Avant d'arriver à Amarth, il avait rarement l'occasion de se retrouver seul. Il était dans cet endroit étrange depuis plusieurs jours, peut-être même une semaine déjà, à vrai dire il n'avait plus tellement la notion du temps. Il dormait une grande partie de la journée, puis il mangeait et retournait se coucher. Il se félicitait d'ailleurs de n'avoir pas eu besoin d'adresser la parole à qui que se soit. Il s'était renfermé dans son mutisme depuis qu'il avait provoqué la Déchirure. Il se demandait sans cesse ce qu'il s'était passé ce jour là, mais ça ne l'obsédait pas au point de poser la question à quelqu'un. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il s'était réveillé et il avait trouvé Amarth. Mais quel était cet endroit ? Que devait-il y faire ?

Il prit sa tête entre ses mains. Après tout, peu importait. Son destin à Amarth avait beau être obscure, il n'était pas au cœur de ses préoccupations. La douleur dans sa poitrine ne l'avait pas quittée depuis des jours. Il ne savait plus quoi faire pour le faire cesser. Il aimerait tellement ne plus rien ressentir. Il avait mal jusque dans ses rêves, la douleur ne le quittait jamais. Il s'assit sur un lit blanc. Il regarda autour de lui. Il ne vit personne. Ni malade, ni infirmier. Peut-être que ses yeux ou son esprit lui jouait des tours, il n'était plus sûr de rien. Il voulait parler, demander de l'aide, mais seul un doux murmure s'échappa de ses lèvres entrouvertes. Le jeune homme baissa ses yeux noirs sur ses poings serrés. Il avait toujours en lu cette colère, rien n'avait disparu.

Il s'allongea. La pâleur des draps contrastait avec sa peau sombre. Il ferma les yeux. Il eut l'impression que la pièce tournait autour de lui. Il se sentit mal. La douleur dans sa poitrine n'était que le symbole de sa douleur morale, mais elle se propagea jusque dans ses tempes, lui serrant la tête d'un étau de fer brulant. Il vomit. Plusieurs fois. Il rouvrit les yeux, espérant que ça changerait quelque chose, mais ce fut une déception. Sa vision fut floutée, il perdit doucement connaissance. Heureusement pour lui, dans ce sommeil sans rêves, la douleur n'existait pas.
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Awen Shen'nyu

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MessageSujet: Re: Le mal de vivre. |Libre|   Sam 17 Juil - 22:37

Awen avait mal au bas du ventre depuis deux jours. De cette douleur crispante qui donne l'impression que nos entrailles sont pressés et entortillés par deux mains invisibles. Elle n'avait pas dormi de la nuit. Ce n'est qu'au petit matin qu'elle découvrit la cause de tout cela.

*Tiens ! Et moi qui me demandait si ça m'arriverait un jour... Lorsque Kyô m'a donné l'apparence humaine, il a même fait attention aux détails...*

Pensa la jeune fée amèrement. Elle relativisa en se disant qu'après tout, cela ne durerait pas longtemps, et que c'était juste périodique. Et fut soudainement surprise d'une joie intense qu'elle ressentit.

*Alors... je peux être maman...*

Elle secoua la tête. Où avait-elle l'esprit ? Elle n'avait que 14 ans et elle pensait déjà à ce genre de chose. Idée qu'elle avait toujours trouvé ridicule chez les humaines. Avoir un enfant... et puis quoi encore ? C'était bon pour ces greluches se prenant pour des poules pondeuses et estimant qu'avoir un enfant était symbole de réussite sociale ! Ces petites crapules bruyantes et malodorante, elle s'en passerait bien pour le restant de sa vie ! Elle avait autre chose à faire... Mais quoi ?

*c'est vrai... je n'ai aucun but... aucun rêve... je doit m'en inquiéter ? Après tout je n'ai que 14 ans...*

Elle se regarda dans son miroir, releva sa chemise de nuit, pour contempler son ventre nu. Elle le caressa alors. Puis leva les yeux aux ciel, consternée par sa propre sottise. Ce n'était pas tout ça, mais... Il fallait qu'elle fasse quelque chose si elle tenait à ses sous-vêtements... et à sa dignité ! Elle enleva sa chemise de nuit, enfila une petite robe noire à dentelle, hésita un peu sur les collant qu'elle allait mettre puis décida finalement de laisser ses jambes nues. Elle chaussa enfin ses plateforms heel noires. Décidant que ça faisait beaucoup de noir, elle ajouta une note de couleur en se mettant un foulard bleu cyan autours du cou, et attacha ses longs cheveux blonds et lisses avec un ruban de la même couleur. Elle se dirigea ensuite vers l'infirmerie.

C'était le calme plat. Pas d'infirmières, rien. Personne non plus pour la conseiller. Au final, ce n'était pas plus mal. Elle n'avait pas besoin que toute l'école soit au courant que les anglais avaient débarqué chez elle. Elle fouilla donc dans les tiroirs pour y trouver des serviettes hygiéniques et fit discrètement ce qu'elle avait à faire.


"Bon, ça c'est fait... eeeh ! Mais que..."

Pas loin d'elle, était allongé un jeune homme endormi.

*Aaah, la gaaffe ! Heureusement qu'il est endormi !*

Soulagée, elle s'apprêta à sortir... Mais quelque chose la turlupinait... Il y avait du vomis par terre. Tout en regardant le jeune homme, elle se demanda s'il n'avait pas fait un malaise.

*Et personne à l'infirmerie... mauvais, ça... Monsieur Heishë serait-il en grève ? Contre le harcèlement sexuel de la part de la part des étudiantes ? Hihi...*

Pensa-elle en se remémorant sa rencontre pour le moins... charnel avec le bel infirmier. Elle redevint soudain sérieuse, et jeta un regard au jeune homme. Une peau noir des traits assurés et une apparence plutôt virile, contrairement au bon nombre d'androgynes qu'elle avait pu rencontrer jusque là...

*Intéressant... ça va me changer de d'habitude ! Huhu... euh... mais à quoi je pense, là ? Il est brûlant, il faut faire quelque chose pour lui...*

Se dit-elle en posant sa main sur le front du jeune homme. Elle alla chercher un gant de toilette, le mouilla et alla l'appliquer sur le visage du garçon, espérant qu'il allait bientôt se réveiller, ou que Rèn arriverait bientôt. Car si c'était grave, elle ne saurait pas quoi faire...

_________________
qui arrête les colombes en plein vol ?


Merci à son altesse très sérénissime pour le kit !

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MessageSujet: Re: Le mal de vivre. |Libre|   Mer 21 Juil - 10:33

Morgan émergea lentement après que la jeune fille ait fait baisser la température de son corps à l'aide d'un gant humide. Tandis qu'il reprenait connaissance doucement, la douleur revenait peu à peu, elle aussi. Elle était cependant moins forte, mais toujours présente. Il se sentait oppressé. Chaque fois que sa respiration soulevait sa poitrine, il ressentait une étrange forme de douleur, qu'il ne saurait pas décrire.

Il ouvrit les yeux, mais sa vision n'était pas nette. Il vit les contours d'un corps, sans doute féminin, mais il n'avait pas de certitude. Il savait seulement que cette personne s'opposait complètement à lui par la pâleur de sa peau. Lui, dont la peau était sombre, comme du chocolat noir. Il referma les yeux.

Ses pensées vagabondèrent jusque dans son petit quartier noir du Bronx. Sa mémoire lui jouait des tours. Il n'imaginait pas sa vie sans ses parents, sans ses frères. Il essayait de se souvenir des bons moments, comme si la force de son amour lui permettrait de les ramener près de lui. Il frissonna. Son corps avait retrouvé une température normale, mais il avait encore du mal à se sentir bien. Les minutes passèrent, peut-être même les heures, il n'avait plus la notion du temps. Pourtant, il sentait toujours près de lui la présence de la jeune fille. Il voulut lui parler, la remercia, mais lorsqu'il ouvrit la bouche, aucun son n'en sortit. Seul un souffle d'air chaud vint caresser la joue de Awen.

Les cernes que le jeune homme avait sous les yeux lui donnait un air de malade alors qu'il était alité dans l'infirmerie. Mais les quelques heures de sommeil auxquelles il avait eu droit lui avait donné la force de se redresser. Il n'avait pas du genre à baisser les bras. Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais il avait décidé de se battre contre l'inconnu. Il plissa les yeux. Il murmura un vague merci. Sa voix fatiguée ne lui permettait pas de parler plus fort.
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Ren Heïshé

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MessageSujet: Re: Le mal de vivre. |Libre|   Mar 31 Aoû - 18:46

Dans les boit, Ren tomba lourdement. Il se releva un grognant un ‘stupide racine’. En même temps, c’est vrai qu’il ne regardait pas vraiment où il marchait. Mais bon voila quoi ! Les racines c’est fait pour être sous terre et non au dessus pour faire trébucher les z’honnêtes gens ! Il vérifia que son sac et, surtout, son contenu n’avait rien puis reprit sa marche en direction du bâtiment. Il avait passé quelques heures à récolté les différentes plantes et confectionner tel ou tel remède, il n’avait pas envie de tout refaire ! Oui, il était flemmard, c’était même sur son CV. De toute façon il n’y avait que lui comme infirmier donc ‘il’ devait faire avec. Il émit un bâillement assez grotesque en arrivant devant les portes du bâtiment. Si seulement la circulation des flux n’avait pas été interdite, il serait rentré plus vite et depuis bien longtemps. Stupides Sans-Cycles. Il était presque sur que c’était eux qui avait provoqué cette explosion ! Enfin, habituellement c’est pas ça qui lui empêcherait d’utiliser ses pouvoirs, mais disons que ça lui demandait plus d’effort et de concentration et … il avait la flemme. Pour changer. Heureusement, pas besoin de magie pour faire ses potions et remèdes ! C’était déjà ça !

Ren déambula dans les couloirs pendant un certain temps avant de se rendre compte que son infirmerie était totalement à l’opposé de là où il se trouvait. Son sens de l’orientation lui jouait encore des tours. Il était pourtant persuadé d’avoir bien tourné à droite à ce moment puis encore à droite, à gauche, gauche, droite, gauche et la porte était censé se trouver sur sa droite. Euh … à moins que le chemin c’était gauche, gauche, droite, droite, gauche et enfin droite ? Ou … ? Non. Il ne savait plus. Il avait perdu le chemin de sa chère infirmerie !! Et forcement, Ashura n’était pas là quand on avait besoin de lui. Abrutit de serpent. Il ne lui restait plus qu’une solution. Invoquer Eolh (voir fiche perso) pour qu’elle lui montre le chemin. Il décida donc de s’exécuter et trois minutes plus tard, Ren se faisait enlacer tendrement par la serpente. Tendrement mais aussi fermement. TROP fermement. Il articula difficilement :


« Eolh … Ma chérie, tu m’étouffes … »

« Oh ! Je suis sincèrement désolée Maître Ren ! »

Ren fit un sourire rassurant.

« Je sais ne t’inquiète pas. Bon. Maintenant, montre moi le chemin de l’infirmerie s’il te plait, je me suis encore perdu … »

Eolh émit un sifflement semblant étre un rire.

« Ça ne m’étonne pas vraiment … »

Et ils partirent tous les deux en direction de l’infirmerie, l’homme suivant l’animal. Ils ne mirent pas tant de temps que ça à arriver et heureusement, ils n’avaient croisé personne. Une fois devant la porte, la Basilik s’enroula autour de son maître et lui demanda :

« Je peux rester encore un peu avec toi avant de partir ? »

« Bien sur ! »

Il sourit de nouveau puis ouvrit la porte de son infirmerie. Cependant, il s’arrêta à la porte quand il vit qu’il y avait deux occupants dont une tète connue d’ailleurs … Awen … Ren pâlit légèrement mais reprit des couleurs quand il se dit qu’elle ne ferait probablement rien vu qu’il y avait un autre garçon. Celui-ci ne semblait pas très bien d’ailleurs et la jeune fille semblait à son chevet. Peut-être pas si perverse après tout si le garçon n’avait rien eu. Il décida de faire comme si de rien était avec Awen et s’avança donc en examinant de loin les deux jeunes personnes. Tout en rangeant ses affaires il demanda :

« Eh bien, éh bien ! C’est rare pour moi d’avoir autant de patients. Qu’est ce qui vous amène tous les deux ? Qu’est ce que je peux faire pour vous ? Je vous préviens : si vous êtes entrés dans mon infirmerie c’est que vous avez quelque chose et je ne vous laisserai pas sortir tant que je ne saurais pas ce que c’est et si je peux faire quoi que ce soit pour vous ! »

A la fin de sa phrase, il avait terminé de ranger son matériel et il caressait maintenant distraitement la tète d’Eolh. Il finit par remarquer le vomit au sol près du lit et, n'ayant pas vraiment envi de se déplacer pour le moment, força tout de même sa concentration sans le montrer et se débarrassa de la saleté à l'aide de son pouvoir sur le vent.

« Alors? »

_________________
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