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 Même pas mal ! | Chi Chinsou

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Silvia Fielding

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MessageSujet: Même pas mal ! | Chi Chinsou   Ven 21 Mai - 16:29


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| Et voici enfin l'entrée fracassante de Silvia ! Je te l'avais promis, Chichou =D Et j'ai même choisi une musique rien que pour toi Wink En espérant que ce message comblera tes espérances ^^ |

    Il doit être 4H30 du matin, nous sommes dans l'infirmerie, normalement fermée. Une jeune fille aux longs cheveux rouges est allongée sur le lit de l'infirmerie, les yeux fermés, sa jupe relevée dévoilant ses cuisses et ses jambes rachitiques. Elle a encore l'aiguille dans la main, brillante et menaçante pointe suintant encore le liquide dévastateur. Le fauteuil roulant de la paraplégique est laissé abandonné derrière le lit, invisible à quiconque entre dans la pièce. Le souffle de l'allongée est profond, elle dort.
    Soudain, un bruit. Et les yeux rouges et vifs s'ouvrent brusquement, fixés sur celle qui vient d'entrer sur le ring.

    Depuis quelques jours, Silvia souffrait d'un mal que bien trop connu : l'impression indéniable de faiblesse. Suite à l'explosion qui avait détruit son plus beau terrain de jeu, l'administration avait exclu l'université de la circulation des flux. Or, depuis deux ans, Silvia ne vivait plus que pour le Jeu du Cirque et la délicieuse jouissance d'être supérieure par la magie. Sans ces deux choses primordiales, elle se retrouvait plus démunie qu'un poisson hors de l'eau, redevenant la simple handicapée aux cheveux rouges qu'elle était initialement. Et cela lui était insupportable, elle qui souhaitait tant être la meilleure possible.

    C'est la frustration qui l'avait amenée à la Tour d'Astronomie. Elle n'arrivait plus à dormir à cause de ses douleurs neuropathologiques aggravées par le stress et du dégoût d'elle-même dès qu'elle se retrouvait dans son dortoir, dépendante de ses colocataires. Sans ses pouvoirs, elle avait l'impression de n'être plus respectée, d'être seulement prise en pitié. Ce qui, d'ailleurs, était totalement faux. Toujours était-il que l'insomnie l'avait contrainte à ne pas rejoindre son pavillon pour monter difficilement les interminables escaliers de la Tour d'Astronomie, pour pouvoir s'occuper en finissant de reconstituer la carte du ciel d'Amarth à la vue et aux souvenirs. Dure tâche très prenante mais qui pourra lui être utile lorsque, avec le réchauffement, elle pourra partir dans de délicieuses promenades à l'extérieur d'Amarth, se jouant comme toujours du couvre-feu. Oh, mais elle faisait beaucoup d'efforts depuis son accident ! Elle prenait soin d'elle, mangeait, buvait et dormait. Alors que, avant son accident, milles choses passaient avant son bien-être et elle était bien trop occupée pour remarquer ses quelques manques. Oui, vraiment, elle avait fait beaucoup d'efforts.

    Soudain, ses pensées s'arrêtèrent. Elle lâcha ses stylos et ses papiers, le visage immobilisé dans un expression de stupeur affreuse. Durant quelques secondes elle resta ainsi, inerte. Puis un soubresaut la prend et un cri sort de sa bouche. Un cri de douleur, monstrueux hurlement humain. Mais personne n'a pu surprendre cet instant de faiblesse inouïe où Silvia Fielding a laissé échapper la douleur concentrée dans le bas de son dos, comme un coup de poignard que l'on tournerait sadiquement dans sa chair. Finalement, le cri s'éteint doucement mais la douleur ne disparaît pas. La jeune fille, haletante, a juste réussi à se calmer et à tout contenir à l'intérieur de sa gorge. Au bout de quelques minutes, elle réussit même à ôter une mains aux phalanges blanches de l'accoudoir de son fauteuil. Cette main se met alors à farfouiller désespérément sa poche pour en sortir finalement une petite fiole qu'elle ouvre finalement à deux mains, les larmes aux yeux de douleur contenue, pour finalement avaler un cachet de codéine.

    Ensuite, l'attente. Mortelle attente d'une demie-heure où la jeune fille resta là, prostrée, les mains serrées sur ses accoudoirs jusqu'à s'en faire mal. Elle fixait sa montre, continuellement, et chaque seconde était chaque fois plus douloureuse. Ces pics de douleurs étaient rares, et elle avait de la chance de ne pas en avoir de chroniques, mais qu'est-ce que ces douleurs aiguës étaient détestables ! Et encore, elle savait se contrôler et était habituée à la douleur. Quelles agonies elle avait pu souffrir au commencement, quelles tortures incessantes elle avait du subir !

    Quinze minutes après l'ingestion, Silvia eu le malheur de reprendre sa respiration un peu trop profondément, imaginant sa douleur contrôlée. C'est là qu'une nouvelle vague surplomba la première et, pour éviter de crier, elle planta ses dents dans la chair de son avant-bras. Elle défoula sa mâchoire en serrant, laissant parfois échapper un grognement de douleur caché par la chair. Et ses dents serraient, de moins en moins fort au fur et à mesure qu'elle réussissait à se calmer. Lorsqu'elle réussit enfin à lâcher sa prise, son membre était marqué de deux marques de dents profondes, mais qui ne saignaient pas. Elle savait déjà que, le lendemain, deux bleus extrêmement laids apparaîtrait. Et qu'il faudra plusieurs jours pour que les marques s'effacent.

    Le temps était écoulé et la douleur devint moins insupportable. Mais encore une fois, Silvia savait que son temps était compté. Les pics aussi violents de douleurs n'étaient pas retenus par un cachet de codéine. Et il lui fallait arriver à l'infirmerie avant que l'effet du médicament ne se dissipe, avant de se retrouver de nouveau sans la possibilité de se mouvoir. Et ainsi commença la longue descente des nombreux escaliers menant à l'infirmerie, avec cette douleur lancinante, ce couteau éternel bien que calmé.

    Comment elle arriva en bas, comment elle eu encore la force de trouver les clés de l'infirmerie qu'on lui avait cédé et comment elle arriva devant l'armoire à pharmacie, elle n'en a aucune idée. Combien de fois ses poumons avaient cru mourir sous l'effort ? Combien de fois avait-elle du se retenir de crier après une secousse plus violente que les autres ? Elle ne sait plus. Mais elle arriva finalement face à l'armoire, l'ouvrit, et trouva immédiatement ce qu'elle cherchait. Étrangement, alors qu'elle était si proche de son but, elle était d'un calme étrange, principalement mu par la peur de casser ce que la boîte contenait. Elle se dirigea vers le lit, y déposa la boîte, grimpa difficilement à l'aide de ses bras exténués et commença à préparer sa piqûre de morphine. Elle releva sa jupe, dévoilant sa cuisse et prépara l'injection. Finalement, aiguille à la main, elle serra les dents. Une douleur venait de passer, plus forte que les autres et ses mains tremblaient. Son remède était là, entre ses mains, la possibilité de retrouver la sérénité d'un corps qui ne serait plus détruit de l'intérieur par cette douleur de moins en moins lancinante et de plus en plus aiguë. Sa rédemption l'attendait mais ne pouvait être accomplie, parce qu'elle tremblait.

    Elle du attendre plusieurs minutes avant de réussir à avoir la main sûre, attendant que la vague de douleur parte. Puis, avec délice, elle planta l'aiguille dans la graisse presque inexistante de ses jambes décharnées et libéra le liquide sauveur. Sa mission accomplie, elle s'effondra sur le lit, prête à subir ces douleurs un quart d'heure, rien qu'un quart d'heure encore. Cela, à cet instant, lui paraissait être une promenade de santé face aux multiples épreuves qu'elle venait de subir. Un quart d'heure à tenir, pour enfin être sereine.

    Silvia ne savoura pas la paix retrouvée. Au fur et à mesure que la morphine se mit à agir, elle s'endormit. Tous ses nerfs se détendirent et on pu même entendre un faible ronflement. Elle dormi ainsi un quart d'heure.

    Silvia ouvre les yeux, aux aguets, toute douleur échappée. Il est 4h30 du matin et un intrus vient d'entrer.

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Chinsou Chi

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MessageSujet: Re: Même pas mal ! | Chi Chinsou   Sam 22 Mai - 21:35

La douleur. Atroce. Horrible. Inhumaine. Elle avait l'impression que son ventre se liquéfiait, que ses entrailles allaient lentement couler hors de son abdomen. Elle l'aurait presque souhaité. Au moins, elle aurait été libéré de ces horribles contractions. Heureusement, elle avait quelques serviettes dans le sac de cours qu'elle portait sur son dos quand la déchirure les avait atteinte. Mais même ainsi, elle sentais le liquide chaud s'écoulait hors d'elle, sans que cela ne soulage le moins du monde sa douleur. Elle n'en pouvait plus. Cela faisait plusieurs heures que la douleur durée. Elle n'avait aucune idée de combien. Trop longtemps, simplement trop longtemps. Elle s'était déjà levé trois fois pour aller vomir tant c'était insupportable. La première fois, le repas précédent avait un peu atténué la difficulté de l'exercice... Mais les deux autres... La biles lui avait simplement brûlé l'œsophage. Elle n'aurait plus de voix demain. Mais ce n'était pas exactement son principale soucis pour le moment.

Elle se retourna une énième fois dans son lit. Le noeud se fit à nouveau sentir. Elle se recroquevilla d'un coup sur elle même, étreignant son ventre douloureux, retenant un cris. Sa soeur dormait. Elle ne voulait la réveiller sous aucun prétexte, et surtout pas celui comme quoi elle allait mal... Elle repris difficilement son souffle, rendu cours par son diaphragme qu'elle n'arrivait pas à faire descendre autant qu'il aurait du... Elle releva un peu les yeux, dans lesquels on aurait pu lire de la supplication, si quiconque était passé à ce moment là. Un rayon de lune éclairée le réveil. 4h00. Du désespoir vint se mêler à la douleur. Elle n'aurait pas cru qu'il serait possible qu'une quelconque autre sensation puisse s'ajouter à cette douleur, mais elle se trompait, à priori. Elle n'arriverait jamais à s'endormir comme ça. Ce n'était simplement pas possible. Quelques larmes voulurent pointer aux coins de ses yeux, mais elle les ravala. Elle ne voulait pas faire le moindre bruit par égard pour sa soeur. Elle écouta sa respiration calme et apaisante pendant quelques minutes, ans pour autant parvenir ne serait-ce qu'à fermer les yeux. Puis, une fois qu'elle se sentie un peu plus elle-même, faute d'être un peu mieux, elle écarta doucement le draps, puis, dans un mouvement félin, sans un bruit, se remis sur ses jambes. La constance des mouvements lui permit de ne pas trop brusquer son ventre qui ne lui fit cette fois pas de pic douloureux. Faisant glisser ses pieds par terre plutôt que de marcher, elle sortit silencieusement de la chambre.

Après avoir doucement fermer la porte sans que celle-ci ne fasse un bruit, elle s'appuya contre elle. Son ventre lui faisait toujours un mal de chien. Elle était épuisée. Elle ne pouvait pas respirer normalement, et en plus dans la chambre, elle s'était sentie, réflexe totalement idiot, obligée de couper sa respiration. Comme si cela aurait pu la réveiller... Baka, baka, baka ! Posant une main sur un mur pour se soutenir, l'autre sur son ventre, elle avança à pas lent le long du couloir pour se diriger vers l'infirmerie. Ils auraient bien là bas quelque chose qui pourrait la soulager, quoique ce soit... Une fois arrivée à la porte de sortie, elle l'ouvrit doucement. Une fois sortie, elle s'appuya une nouvelle à la porte pour reprendre son souffle. Elle avait rarement connu des règles aussi horribles. Elle haleta à nouveau quelques minutes. Elle n'arrivait pas à respirer. Chaque inspiration était une horreur. L'expiration une libération. Mais il fallait bien inspirer après. C'était juste une torture. Finalement, reposant sa main sur son ventre, elle reprit sa marche vers son but. c'était un geste totalement idiot, mais ça lui faisait du bien, au moins psychologiquement. Ne lui demandez pas pourquoi...

Elle arriva finalement au bâtiment infirmier. Elle s'appuya à nouveau quelques minutes au battant de la porte pour reprendre son souffle. Il y avait de la lumière aux fenêtres. Il y avait donc bien quelqu'un à l'intérieur. Malgré les horribles contractions de son bas ventre, elle eût un petit sourire. Ce serait bientôt finis. Elle posa sa main libre sur la poignée, et tenta de se redresser au mieux. Elle ne voulait pas paraître faible devant les autres. Ca n'aurait pas été convenable de montrer ainsi sa faiblesse. Pour autant, elle eût une petite grimace en franchissant le seuil. Un nouveau pic douloureux. C'était bien le moment... Puis elle s'arrêta soudain. Il y avait bel et bien quelqu'un. Mais elle ne portait pas vraiment les habit d'une infirmière... Et elle n'avait pas vraiment l'âge à adéquat... Sa vision périphérique l'informa au même instant qu'il n'y avait personne d'autre dans la pièce. Ca voulait dire quoi, ça ? Toujours était-il que la surprise s'était peinte sur son visage et elle ne savait pas vraiment quoi dire ou faire...


[HRP]Merci, mon/ma Lulu/Sissi/ce que tu préfère <3. Et pour la musique, c'est une de mes préférées <3. Arrigatou gosaimashta ! Je t'adore.[/HRP]
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MessageSujet: Re: Même pas mal ! | Chi Chinsou   Dim 21 Nov - 12:24

    Un simple regard de Silvia détermine l'intruse comme une nouvelle, ou une recluse. Déjà parce qu'elle ne l'a jamais vue, ensuite parce qu'elle ne semble pas au courant que l'infirmerie était fermée de nuit. Après, la jeune fille aux cheveux verts connait peut-être l'handicapée, on connait bien plus Silvia que Silvia connait les autres. Merci le fauteuil roulant. Enfin, bref, avant tout, il faut qu'elle soit présentable !

    D'un geste du bras, l'aiguille file dans la poubelle non loin du lit. D'un autre geste, ses cuisses se cachent sous la jupe remise en place. Grâce à une impulsion des deux bras, l'handicapée se retrouve assise sur le lit, face à l'autre, les yeux plantés dans ses yeux, sérieuse. Encore d'un geste, elle fait se croiser ses jambes squelettes et remet sa chemise correctement. Enfin, un sourire accueillant s'installe sur son visage et elle déclare d'une voix presque chaleureuse, presque car elle continue d'observer, attentive à n'importe quelle expression de son interlocutrice.

    « Bonsoir, je suis Silvia Fielding, 4eme cycle de Verto. Je suis désolée, l'infirmerie est fermée durant la nuit. Mais puisque j'ai les clés, je peux t'apporter mon aide. Désires-tu quelque chose en particulier ? »


    Toujours très polie, la première fois. Elle déteste faire mauvaise impression, et ne veut pas paraître trop agréable avec des gens hypothétiquement nuisibles ou sans intérêt. C'est pourquoi elle est toujours polie, respectable et exemplaire la première fois. Excepté ses yeux. Ses yeux qui continuent d'observer son adversaire, continuellement. Qui cherchent la petite bête, inlassablement. Celle qui décidera si l'autre mérite l'attention ou le mépris.

    Niveau physique, ça colle. Les cheveux verts sont audacieux, mais ne sont pas une faute de goût. Quant aux vêtements... C'est aussi assez audacieux de se promener dans l'école en tenue de nuit. Silvia ne pourrait pas le supporter, une tenue toujours impeccable est une de ses principales préoccupations. Même devant ses colocataires, elle ne supporte pas d'être dans une tenue négligée. Sinon, elle a joli visage et un joli corps, ce qui est toujours ça de pris. Il manque la voix à entendre.

    Pour le reste, sa manière de se tenir est intéressante, notamment comment, brusquement, elle s'était redressée en remarquant la présence de Silvia. Elle se baladait en pyjama de nuit mais ne supportait pas que l'on voie sa douleur. C'était intéressant.

    Oui, un prototype intéressant. Le test pouvait continuer.

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MessageSujet: Re: Même pas mal ! | Chi Chinsou   Dim 28 Nov - 13:31

"Bonsoir, je suis Silvia Fielding, 4eme cycle de Verto. Je suis désolée, l'infirmerie est fermée durant la nuit. Mais puisque j'ai les clés, je peux t'apporter mon aide. Désires-tu quelque chose en particulier ?"

Chi était restée muette. Elle ne savait pas bien comment elle pouvait réagir... Elle avait espéré trouvé une infirmière, mais elle se retrouvait face à une élève inconnue, qui affichait de manière honteuse des jambes d'une maigreur inhumaine. Par certains, côtés, elle ne pouvait s'empêcher de montrer une fascination horrifiée pour ces jambes qui ressemblait plus à des os sur lesquels on aurait auraient collé de la peau qu'à des membres humains. Mais elle se força tout de même de décrocher ses yeux de ces deux choses pour revenir à la figure de la jeune fille. Que l'on reste ainsi était sûrement ce pourquoi la jeune fille les montrait aussi ostensiblement, tandis que n'importe quel humain censé aurait eu honte de cela. Elle ne tomberait pas dans ce piège. Si elle voulait pouvoir protéger sa soeur envers et contre tous, il ne fallait pas qu'elle se laisse abuser comme ça. De plus, elle était à priori devant une personne inconnue, et dévisager son corps ainsi aurait été des plus impoli. Pas la peine de se faire mal voir dès le début.

Ses yeux arrivèrent enfin au visage de son interlocutrice. S'était une jeune fille au regard assez dur, mais en même temps assez amusé et... oui, détaillant, on pouvait le dire. On aurait qu'elle l'analysait, qu'elle la testé à travers ce regard. Mais le léger amusement qu'on pouvait lire semblait dire qu'elle avait trouvé un quelconque intérêt dans celle qui lui faisait face. Chi ne cilla pas. Elle soutint ce regard, sans dévié, pendant que sa vision périphérique s'occupait de détailler le reste du visage. Des cheveux court, un visage un peu long, un corps longiforme mais qui restait quand même assez féminin. Elle n'était pas moche, mais ce n'était pas un canon de beauté non plus. Pendant qu'elle finissait d'attraper quelques petits détails sur son corps sans que ses pupilles ne quittent les siennes, elle chercha à se rappeler si elle n'avait pas déjà vu une telle personne dans les environs dans ses aller retour entre la bibliothèque et le dortoir. Elle se rappela d'une jeune fille en fauteuil roulant qu'elle avait croisé quelques fois. Elle n'avait pas l'air commode, aussi avait-elle préféré ne pas l'aborder. Elle ne se serait pas attendue à ce qu'elle soit obligé de le faire un jour...

Elles restèrent encore quelques instants à se fixer ainsi. Aucune des deux ne ciller. Puis finalement, comme si rien ne s'était, Chi bougea un peu les yeux pour finalement regarder le mur derrière son interlocutrice et répondit à sa question :


"J'aurais besoin d'un truc avec du paracétamole, s'il y a."

Elle lui fit un gentil sourire, comme si elles ne s'étaient pas défié du regard quelques secondes auparavant, et ajouta, prenant un air un peu gênée :

"Problèmes mensuels, tu comprend..."
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MessageSujet: Re: Même pas mal ! | Chi Chinsou   Dim 26 Déc - 14:31

    Aucune présentation. Aucune salutation. Impolitesse ou souffrance ? Méfiance ou bêtise ? Elle a détaillé Silvia sans un mot puis, au moment de parler, c'est au mur ! Impolitesse ou timidité ? Asociabilité ou bêtise ? Silvia hésite entre classer le dossier au loin, ou de continuer à observer l'intruse. Et rien que cette hésitation la fait continuer à s'intéresser à elle. Toujours d'un ton courtois, elle répond.

    « Regarde dans le placard, il est ouvert, là.  » Elle le pointe du doigt« Tu viens de la Terre ou d'un monde plus naturaliste ? L'infirmier utilise principalement des herbes en tout cas, je ne sais pas si tu les reconnais. Sinon, au fond, il y a des médicaments plus conventionnels pour les Terriens. »
    Silvia préfère les médicaments terriens, beaucoup plus sûrs que ces breuvages des grand-mères, comme elle les appelle souvent. Elle ne croit qu'aux traitements qu'elle utilisait auparavant, et aux soins des Vita, qu'elle n'a pas pu rejoindre. Mais elle n'en a pas les capacités. Quel plaisir ça aurait été de soigner soit-même ses quelques blessures auxiliaires ! Ou même de faire de l'Alchimie ! Mais elle avait été amenée à Verto, où elle excellait malgré tout. En plus, aucun Vita ne pouvait soigner ses jambes. Aucun. Ils parlaient tous de mur, de cellules figées, et toutes ces conneries. Tous des incapables. En tant que Vita, elle aurait pu y arriver ! A force de travail, on arrive à tout. Même à briser une stupide malédiction. Craindre les fantômes, c'est pour les tapettes !

    Tandis que la fille aux cheveux verts se dirige vers le placard, Silvia se dirige, elle, vers son fauteuil roulant à l'aide des bras. Elle en profite pour faire quelque remarque.

    « Ah les douleurs mensuelles, rien de tel pour ruiner la nuit. Prends bien des réserves, pour la prochaine fois. En plus, les Vita ne peuvent rien à ce genre de chose. « C'est naturel » qu'ils disent. Une vraie plaie. »
    Quelle plaie ? Vita ou les règles ? Sûrement les deux. Silvia marmonne quelque chose pour elle-même sur le sujet, tout en atterrissant dans le fauteuil. D'un geste, elle retire le frein pour aller près du bureau, près du placard, pour récupérer les clés. Elle les fait un moment tourner dans ses mains dans un tintement désordonné. Puis ses yeux perçants se dressent et visent l'autre. Elle parle de nouveau, plus haut, plus sûre d'elle.

    « Dis-moi, jeune inconnue. Tu t'intéresses à la musique ? »
    Les choses sérieuses commencent.

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