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 Psychoses de Lain

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Lain Sanders

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MessageSujet: Psychoses de Lain   Ven 7 Aoû - 21:40

Des trucs qui me viennent, de temps en temps... Des impressions, des idées, des bouts de textes qui me donnent souvent une impression de déjà vu ou de pas fini, mais qu'importe...

Le son d'une boite à musique désaccordée
Qui joue avec le vent derrière la grande roue
L'étrange danse d'un clown triste désorienté
Au milieu d'un cirque vide, aux allures de fou

Dans le bas-clocher d'une lointaine église
A la cloche fêlée sonnaient les mates de minuit
Son graves étouffé à travers la brume grise
Qui résonne dans un épais brouillard de suie

Jouant sans fin au dehors du chapiteau
La fée était là, délivrant sa prière
Virevoltant partout, riant sans dire un mot
Ses pies nus et blancs à peine souillés par la terre

Une ambiance de fête foraine désaffectée que je voulais retranscrire, c'est pas gagné... C'est un poème pas fini que je voulais nommer " le meurtre de la fée" ( le prend pas pour toi, Wewen tongue ), vous devinez comment ça peut finir...

j'avais une idée pour la dernière strophe (ou l'avant-dernière, ché pas...)

Et, langoureux, scella ses lèvres d'un baiser
Et d'une étreinte, ravit l'air qu'elle respirait

Moyen, mais que voulez-vous... On s'occupe comme on peut, en colo...

J'ai la flemme de poster les autres pour le moment... Good night.
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Lain Sanders

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MessageSujet: Re: Psychoses de Lain   Ven 7 Aoû - 21:48

Ah, si! Peut-être cette nouvelle, un peu étrange... A vous de voir:


Quand j’ai rouvert les yeux tout était sombre, dans la pièce j’entendais quelque part comme un déclic.
Je voulu bouger, Aïe ! La douleur dans la jambe gauche tout à coup me coupa le souffle…
Une peur affreuse m’envahit et mon corps se couvrit de sueur.
Mais la mémoire ne me revint pas…

Je ne me souviens de rien.
C’est la première pensée qui m’assaillit après mon réveil. Suivie de près par « ou suis-je ? » et par « qui suis-je ?». C’est vrai, je ne le savais pas…
Je tentais de me lever, dans la pénombre de la petite pièce où j’étais, je ne pouvais qu’apercevoir que je me trouvais sur une planche de bois, et que la porte à laquelle j’allais faire face était cloutée. Je me levais tout de même, comme dans un rêve et, en boitant légèrement, je poussais le lourd battant d’acier…Qui céda.
Le silence m’envahit alors, de toute sa force, masqué par mon souffle, lourd et profond et par ma démarche claudicante, quelle était donc cette étrange souffrance qui m’affligeait ? J’avançais dans un couloir interminable, il y avait des portes semblables aux miennes partout, j’en ouvris une, au hasard… Je me pose encore des questions sur la signification d’un tel acte. Je n’aurais sans doute jamais du. La pièce était en tout point identique à la mienne, si ce n’était qu’elle ne contenait plus qu’une immense tâche de sang, passant du sol au mur sans transition, on aurait pu penser, espérer, qu’elle venait d’un seau, mais les empreintes encore fraîches et les traînées écarlates qui partaient en direction de la porte sans l’atteindre en disaient beaucoup sur la fin atroce qu’avait du connaître le dernier résident…
Je sortais de la pièce, une étrange impression m’envahit… Je ne visitais pas les autres cellules, de peur de ce que j’aurai pu y trouver…

J’avançais à nouveau et me retrouvais dans un bureau, une sorte de pièce transitive avec le reste du bâtiment, des couloirs semblaient partir dans les quatre directions autour d’elle. Hélas, j’en étais séparé par une grille que je poussais sans grand espoir. Elle raisonna dans un bruit de chaîne en écho, dans le Silence.
Sans un soupir, comme pour ne pas briser le Silence, je me détournais de la grille et tentais d’ouvrir d’autres portes, aucune ne céda excepté une. Une pièce qui ne contenait sans doute plus personne depuis longtemps, les murs décrépis semblaient pourtant striés de motifs étranges, sombres, ils dégageaient une odeur repoussante et une impression d’horreur immonde… Je ne voulus pas m’en approcher.

Je rebroussais chemin, toujours avec le même sentiment étrange qu’il me manquait quelque chose… Un instant avant de passer la porte, un nouveau déclic se fit entendre en direction de la pièce aux quatre chemins, je regardais en sa direction et ne vit rien de plus. Je m’avançais pourtant et, mû par un réflexe qui me dépassait sans doute, poussais à nouveau la grille qui céda, cette fois-ci, sans un grincement…
Avec une pointe de surprise, je m’avançais dans la pièce et appréciais le vide ambiant, tout était réellement plat. Aucune irrégularité, aucune écornure dans les murs, tout aurait pu laisser à penser que la pièce avait récemment été refaite, pourtant, si on excluait la table en son centre, d’un bois lisse et monochrome qui ne jurait pas avec le reste, elle était totalement démeublée, quelle pouvait donc être sa fonction ? Je restais pensif un instant, puis repris ma route, je choisis un chemin et m’y avançais, il descendait, en une pente douce menant, semblait-il, à l’étage inférieur, à une cave, peut-être…
Une fois arrivé, je débouchais dans une pièce au plafond bas, éclairée par la lueur blafarde d’un néon en fin de vie, des rigoles semblaient tracées en parallèles aux murs, malgré la forte impression d’avoir déjà vu une telle disposition, je n’y fis aucun rapprochement…La pièce était vide à l’exception d’une porte de métal clouté, en face de moi, qui semblait exhumer une noirceur miasmatique dans la pièce tapissée de blanc. Etrangement, presque contre mon gré, je m’en approchais et, malgré la légère sensation d’étouffement mêlé de crainte que je ressentais à son approche, j’actionnais calmement la poignée et l’ouvris.
Il est difficile de décrire le sentiment que ressentit à ce moment là mon esprit embrumé par l’amnésie et par le Silence, à la vue de cet endroit, cette pièce de la taille d’un salon dont les murs, le sol et même la table de porcelaine en son centre avaient dû être blancs, et dont ils étaient maintenant recouverts d’immenses gerbes d’un liquide rouge, ruisselant dans les moindres recoins, recouvrant sans doute la plupart de la surface immaculée, on aurait presque pu voir une régularité dans les stigmates ensanglantées qui tapissaient la chambre tant elles étaient difformes et je n’ose encore imaginer quelle avait pu être la fin horrible de ceux à qui elles appartenaient.

Claudiquant, je me détournais sans hâte de l’affreux spectacle, ma propre nonchalance face à pareille horreur me surprit, je fis mon retour dans la pièce vide et silencieuse et pris l’issue en face de moi, celle de gauche; celle-ci montait en une pente abrupte qui me donna les pires difficultés, ma jambe me faisant toujours souffrir. Je me demandais, peut-être prit d’une curiosité morbide ou bien d’une stupide naïveté, ce que j’allais y trouver. Arrivé dans la nouvelle pièce, je ne pu m’empêcher de noter les similitudes qu’elle avait avec celle que j’avais quittée une minute auparavant, elle était vide à l’exception d’une table lisse et noire, tapissée de blanc, la seule différence était un grand miroir, encastré dans le mur opposé, et un huis de fer dont la malfaisance qu’il exhumait commençait à m’être familière, je m’approchais de la porte avec un dégoût grandissant, percevant l’odeur immonde qui s’en échappait, je la poussais, elle céda sans un grincement, sans un bruit, avec la meilleure ouïe du Monde, on n’aurait pu percevoir un seul son, le Silence restait absolu.

Je passais l’encadrement, tentant de ne pas me soucier de l’immondice qu’exhalait le battant de fer, et débouchais dans un couloir sombre, hermétique et lisse, comme le reste. La seule faible lueur, guère rassurante, provenait d’un élargissement du couloir donnant, semblait-il, sur un autre espace. Je marchais dans cette direction, le seul bruit mat de mon pas boiteux résonnant dans le couloir, comme un sombre refrain dans l’océan du Silence. Plus je m’approchais de la lueur, plus mon estomac se nouait et plus l’impression que le stress tacite qui prenait possession de moi depuis ma « sortie » m’écrasait de plus en plus. Pourtant, malgré toute les prévisions que mon corps tentait de me donner, malgré tout ce à quoi j’aurai pu m’attendre, je n’aurais jamais, au grand jamais, pu me préparer à l’horreur dont j’allais être témoin lorsque je débouchais dans l’encadrement. La surprise me laissa immobile, choqué et prostré contre le mur, catatonique et incapable du moindre mouvement, car en face de moi se tenait une chose, car on aurait pu appeler cela autrement, même si cette immondice avait pu être en vie comme elle en donnait les signes en bougeant, mon esprit, l’univers même aurait dû refuser l’existence de pareille créature. Immaculée, d’un blanc cadavérique voire spectrale, la créature était humanoïde mais ses bras semblaient flotter, se contorsionner comme si ils n’avaient été composés que d’air, son corps, laiteux, semblait lisse comme du verre et pourtant, on apercevait en transparence, à l’intérieur de lui, des horreurs que mon esprit se refuse encore à faire miroiter, ses jambes semblaient sûres, bien qu’elles semblèrent faites de la même matière que ses bras et, j’en suis sûr, n’auraient pu porter autre que lui, son visage quant à lui… Son visage me rappela à d’affreux fragments de mon existence, ses yeux, cousus au fil blanc, s’entrouvraient de temps autres, laissant apparaître un océan immaculé et un regard d’un vide effrayant, son nez, quasi-inexistant, ne semblait même pas aspirer de l’air tant l’immobilité de la créature semblait indiquer qu’elle ne respirait pas, sa bouche, cousue comme ses yeux, semblait pâteuse et on aurait juré qu’il tentait désespérément de l’ouvrir, de se libérer de ses entraves pour prouver son humanité, son crâne n’était plus qu’une boule lisse et blanche comme du lait, toute pilosité semblait avoir disparue de son corps dénudé et lisse comme du verre. Répulsé par son apparence autant que par l’odeur atroce qui s’en échappait, je mit ma main en barrage entre lui et moi alors qu’il tentait apparemment de tendre le bras, pourtant, l’appendice ne m’atteignit pas, il s’arrêtait invariablement à un mètre de mon visage, dans une sorte de danse grotesque et obscène, en face de moi, il se tortillait, comme pour tenter de me toucher comme il aurait très bien pu le faire si il avait fait un pas, mais s’arrêtant encore et toujours.
Aucun son ne s’échappait de lui, le Silence restait entier, malgré les mouvements de ses lèvres qui auraient pu indiquer un cri si mon esprit horrifié s’était décidé à admettre que cette chose avait, un jour, été humaine…

Je tournais le talons et partis d’un pas lent, ma jambe me faisait de plus en plus souffrir en l’absence de canne, la chose ne me suivit pas, du moins, je n’entendis aucun pas et ne perçut aucune ombre dernière moi, mais je certifie qu’il était hors de question que je me retourne…
Je redescendis aussi vite que me le permettait ma jambe endolorie et quelque peu engourdie et, m’appuyant sur la table, je me reposais un instant, étrangement, mon souffle ne fit aucun bruit, j’étais essoufflé et pourtant, le Silence était toujours le même : vide, écrasant.
Je me décidais enfin à prendre le dernier chemin, celui qui était en face du premier couloir, je supposais qu’il devait mener à la sortie si ce bâtiment en avait bien une… Hélas, je ne débouchais, encore une fois, que face à une porte métallique, plus noire que jamais, respirant l'atrocité que je m'apprêtais à vivre, respirant la terreur silencieuse et pourtant... Elle semblait m'attirer. J'avançais vers elle, comme un papillon allant se brûler sur la flamme d'un briquet, je la poussais et...
Horreur! Un autre de ces être! Une autre de ses abomination!... Et elle m'observait! Et elle semblait m'attendre... Mû par un réflexe sans doute plus fort que mon dégoût, je m'en approchais alors que lui même semblait se mettre en mouvement, avançant vers moi... Je ne sais encore pourquoi j'ai fais le geste suivant, car la terrible, l'innacceptable vérité m'aurait alors été cachée, et j'aurai peut-être, n'aurait-ce été que quelque minutes de plus, pu être en paix. Car lorsque je tendais la main vers elle, elle fit de même, et mes doigts ne rencontrèrent que le contact glacé du verre. Que le contact glacé d'un miroir. Je prit alors conscience de la blancheur des doigts que je tendais devant moi, de leur consistance étrange, prit d'un doute affreux, je baissais les yeux et ne découvrit que deux volutes blanchâtres en lieu et place de mes jambes... Ma bouche voulut s'ouvrir dans un cri d'horreur absolue, mais mes lèvres ne se décollèrent pas et de ma bouche il ne sortie même pas un son, le Silence avait frappé.
Je me retournais, en tout côtés, mais les choses blanches étaient partout, l'une d'elle semblait même encastrée derrière la porte que je venait de franchir!

Non!

Je me mit alors à courir, saisit à la gorge par la vérité, ne me souciant plus de la douleur qui le lancinait la jambe, semblable à mille lames qui m'auraient transpercé la peau et dont je comprenais à présent l'origine, sans me souciait des milliers de choses blanches qui couraient à mes côtés dans la galerie des miroirs à l'intérieur de laquelle j'avais eu la folie de pénetrer, je courus, courus et courus encore, prenant les chemins comme ils arrivaient et arrivait enfin face à une porte, au bout d'un temps infini...
Priant tout les Dieux pour que la prochaine pièce soit noire et me permette enfin de reposer en paix, je poussais la porte avec difficulté, ne me souciant même pas du miasme nauséabond qui en émanait. Je pénétrait alors dans une petite pièce. Les murs étaient noirs et la lueur faible d'un néon en fin de vie semblait l'éclairer, une vitre semblait donner sur une autre pièce en contrebas, une pièce qui ne contenait qu'une table, lisse. Un encadrement sans porte permettait d'accéder à un couloir sombre. Je voulus m'y avancer, je ne voulais plus que me réfugier dans un coin sombre, je ne voulais plus apercevoir ne serait-ce que la moindre parcelle de l'horreur qui me servait de corps, hélas, je m'aperçus que la petite pièce où je me trouvais était séparée du couloirs par une vitre transparente.

A ce moment là, un déclic se fit entendre, suivit de pas lourds, claudicants... Quelques minutes passèrent... Le silence était seulement entrecoupé des chocs réguliers contre le sol lisse et parfait, mais d'où venaient-ils donc? A ce moment là, j'aperçus avec horreur un homme qui marchait à travers la vitre, il disparut un instant de mon champ de vision et reparut dans le petit couloir, il s'arrêta à un mètre de moi, les yeux révulsés, la main en barrage... Il semblait avoir peur... Je tentais de lui faire comprendre que j'étais comme lui, de lui parler... Mais aucun son ne sortais de ma bouche, fermée pour toujours, mes mains ne pouvaient l'atteindre... Et il se détourna, et repartit...
Avant de m'évanouir pour l'éternité, j'eus le temps d'apercevoir ses bras qui commençaient à prendre un éclat nacré... Puis laiteux...

Quand j’ai rouvert les yeux tout était sombre, dans la pièce j’entendais quelque part comme un déclic.
Je voulu bouger, Aïe ! La douleur dans la jambe gauche tout à coup me coupa le souffle…
Une peur affreuse m’envahit et mon corps se couvrit de sueur.
Mais la mémoire ne me revint pas.

Jamais...


Je n'ai pas vraiment voulu lui trouver un nom... Trouvez vous-même, ça fera de bons commentaires...
A vrai dire, je suis curieux de voir quelle impression ça peut renvoyer mais me demande si, au final, elle ne reflète pas qu'un ennui profond... Neutral
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Psychoses de Lain

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